Peu de débris…

Aucun débris d’importance n’a été retrouvé aux abords du Pentagone, comme en témoignent les photos ci-dessous :

 

Vue de la piste d’hélicoptère Débris sur la pelouse
Il est intéressant de constater que certaines zones de la pelouse, situées à proximité du lieu d’impact, n’ont absolument aucun débris

 

Cette absence de débris significatif a été rapidement invoquée par Thierry Meyssan, dans l’Effroyable Imposture pour contester qu’un Boeing 757 ait percuté la façade.

Ce qui est perceptible par l’examen des photos ci-dessus se trouve confirmé par l’étonnement affiché par les premiers témoins sur les lieux, dans les minutes qui ont suivi l’attaque, à un moment où une grande confusion régnait encore au sujet de la nature de l’appareil impliqué. Examinons quelques déclarations :

 

  • Steeve De Chiaro, directeur d’une entreprise de technologie du Nex Jersey, arrivé sur les lieux immédiatement : « mon cerveau ne pouvait se résoudre à se dire qu’un avion s’était crashé ici. Il y avait juste un petit trou dans la façade. Pas de stabilisateur. Pas d’ailes. Rien de rien » [Scripps Howard News Service, 8/1/2002]
  • Le correspondant d’ABC News John McWethy, arrivé sur le site du crash immédiatement après : « tout avait été vaporisé » [Newsweek, 9/24/2001]
  • Les premiers propos de James Mac Intyre, journaliste de CNN, arrivé peu après sur les lieux et qui répondait en direct à Judy Woodruff :

JW : Alors Jamie, vous êtes tout près de l’endroit où l’avion s’est écrasé ?

JMI : C’est bien cela Judy [… ] J’ai pu voir des morceaux de l’avion qui s’est écrasé contre le Pentagone, de très petites pièces sur l’héliport, à l’extérieur. Le plus gros que j’ai vu mesurait environ 90 centimètres de long, il était couleur argent et avait été peint en vert et rouge, mais je n’ai pu voir aucune marque, aucun logo d’identification.

JW : Jamie, l’un de nos correspondants sur place a parlé un peu plus tôt avec un témoin visuel direct. Selon ce dernier, il apparait que le Boeing 757 avait atterri tout près du Pentagone. Pouvez-vous nous préciser… dans quelle mesure, quelle proportion de l’avion a frappé le Pentagone ?

JMI : D’après ce que j’ai vu, au plus près de l’endroit, il n’y a aucune preuve qu’un avion se soit écrasé contre le Pentagone. Le seul site où cela pourrait être le cas est en fait le pan de bâtiment qui s’est effondré. Et comme je l’ai dit, les seuls débris que l’on peut trouver sont assez petits pour qu’on les prenne à la main. Il n’y a pas de morceau de queue, de fuselage, rien de ce genre dans les parages qui indiquerait qu’un avion s’est écrasé dans le bâtiment, pour ensuite causer l’effondrement ».[1]

 

« Tout d’abord, la question de l’appareil… Il y a quelques fragments de l’appareil que l’on pouvait voir de l’intérieur pendant les opérations de lutte contre l’incendie dont je parlais, mais il ne s’agissait pas de débris volumineux. En d’autres termes, il n’y a pas de morceaux de fuselage ni rien de cette sorte ».

Puis, lorsqu’on lui demande :

« - Qu’est devenu le carburant de l’avion ?

- Nous avons ce que nous croyons être une flaque, juste à l’endroit où se trouve ce que nous pensons être le nez de l’avion »

 

Des pompiers qui ne sont pas capables d’identifier avec certitude une odeur de kérosène ? Et du kérosène qui ne s’enflamme pas au plein cœur d’un brasier ?

 

Puis, pour conclure son interview :

« […] Vous savez, je préférerais ne pas m’exprimer à ce sujet. Nous avons de nombreux témoins oculaires qui sont en mesure de vous informer quant à ce qui est arrivé à l’appareil pendant son approche. Donc, nous ne savons pas. Moi je ne sais pas. »

 

À quoi Plaugher fait-il référence ? D’où vient l’origine de son trouble ? Et surtout, pourquoi, alors qu’il est légitime pour s’exprimer, refuse-t-il de le faire ?[2]

Ce même embarras explique-t-il le comportement de John Plower, le capitaine de l’escouade de pompier 311[3] qui accepta dans un premier temps l’invitation à venir témoigner de David Von Kleist, animateur d’une émission de radio avant de se rétracter, indiquant qu’il ne pouvait plus venir (les deux pompiers qui devaient l’accompagner ayant été mis en congé pour une durée illimitée).

D’autres témoignages viennent confirmer cette impression :

Paul Cross, un réalisateur qui a pu observer la scène 5 heures plus tard : il n’y a aucun débris d’un avion commercial, la pelouse est intact, les lampadaires, les clôtures et engins de constructions sur la trajectoire de l’avion n’ont pas été touchés

Henry Makow « Filmmaker was at Pentgon on 911 » ; Rense.com 28/05/2008;

 

Le sergent Reginald Powell : “J’étais (…)  impressionné (…) que le bâtiment reste debout après que l’ont m’ait dit la taille de l’avion. Puis, ce qui m’a frappé c’est que je ne voyais pas d’avion, aucun reste d’avion. C’est comme s’il s’était désintégré en rentrant dans le bâtiment ».

Responding in the Pentagon, Bureau d’histoire médicale

 

Des chercheurs ont fait valeur de précédents crashs ayant laissé des débris importants et bien reconnaissables :

 

Crash en Iran Crash à Tenerife

 

Ces photos (ainsi que d’autres) ont été utilisées par de nombreux sceptiques pour remettre en questions la nature de l’aéronef.

Citons également la déclaration récente du célèbre chroniqueur américain Eric Margolis :

« Lors d’une de mes visites au Pentagone pour une réunion sur le Moyen-Orient, j’ai aussi inspecté le mur extérieur frappé par le 3e appareil détourné.

J’ai vu des photos du lieu de l’impact et je ne comprends pas ce qui est arrivé à l’épave de l’avion. Il n’en restait pratiquement rien. »

 

De plus, si le volume de débris visibles à l’extérieur paraît faible, la situation à l’intérieur ne semble pas très différente, comme en témoignent les déclarations suivantes :

  • Lee Evey, chef de projet de la rénovation du Pentagone le 15/09 : « Aucun des morceaux n’est très gros… on ne voit pas de gros morceaux de l’appareil » (Covering Catastrophe : Broadcast Journalists Report September 11, ed. Allison Gilbert et al – p.187.)
  • April Gallop (militaire de l’armée de Terre) témoigne « je ne me souviens pas avoir vu de débris d’avion à aucun moment […] si on ne me l’avait pas dit, je ne l’aurais jamais cru »
  • Judith Roschadl, productrice de documentaires, s’est vue « accorder l’accès immédiat à la zone de frappe ». Elle a raconté : « Il n’y avait ni siège, ni bagages, ni rien de ce qu’on trouve dans un avion » (Randy Dockendorf, « Tyndall Native Relives 9/11 », lien périmé)
  • Russell Pickering, qui a étudié plus de 1500 photographies prises à l’intérieur et à l’extérieur du Pentagone, déclare : « Aucun cliché ne révèle la présence de rangées, de siège, de bagages, ou de cargaison ». Son site d’analyse d’image a cependant été considérablement réduit.
  • Selon Dave Mc Gowan, membre du « mouvement pour la vérité » : « Même si toutes ces photos montraient des débris d’un 757 et que tous ces débris aient effectivement été retrouvés à l’intérieur du Pentagone, on n’a relevé que quelques quintaux du vol AA77 (…) Où sont passés les 99,9% restant ? ».
  • Mc Wethy, journaliste sur ABC qui a également réussi à rentrer sur le site, raconte : « il fallait que j’aille vite et prudemment… Mais je suis allé tout près et j’ai très tôt observé tout ce désastre. Mais je n’ai pas vu d’épave d’avion » « il était bien au fond, mais s’était en fait vaporisé » : « Covering catastrophe : broadcast Journalists Report September 11 » ; Allison Bilbert and al.
  • Bob Pugh, caméraman freelance :

 

Je cherche des débris, l’épave, et je ne vois rien de reconnaissable… Je ne trouve pas une pièce de quoi que ce soit que je puisse reconnaitre. Je ne vois pas la queue. Je ne vois pas les roues. Je ne vois pas les moteurs. Il n’y a pas de sièges… Il n’y a pas de bagages… Il n’y a pas le logo d’American Airlines. Je veux dire, pour le crash d’Air Florida[4], vous pouviez voir le logo de la compagne sur des pièces de l’avion… Il y avait des structures identifiables.

Je suis au milieu de morceaux de la taille d’une grosse assiette plate et même moins… Je crois que la plus grosse pièce que j’ai vue mesurait deux à trois pieds (60 à 90 centimètres) et qu’elle était froissée. Je pense que c’est la pièce que tout le monde a vue, avec une bande bleue, enfin où il y aurait de la peinture rouge dessus, un logo rouge, une bande rouge… »[5]

Selon Dave Mc Gowan, membre du « mouvement pour la vérité » : « Même si toutes ces photos montraient des débris d’un 757 et que tous ces débris aient effectivement été retrouvés à l’intérieur du Pentagone, on n’a relevé que quelques quintaux du vol AA77 ».

[1] Le journal Popular Mechanics, dans son fameux « Debunking 9/11 Myths » tenta de justifier l’absence de gros morceaux d’avion dans le constat visuel de Mac Intyre par sa position vers la zone des médias située près de la station CITGO. Cela n’est manifestement pas le cas d’après son témoignage présenté ci-dessus. De fait Mc Intyre ne remit jamais en cause la version officielle par la suite.

[2] Il est également intéressant de constater que Ed Plaugher, ayant manifestement réalisé en quoi son témoignage était embarrassant pour la version officielle, a rectifié son jugement 8 mois après.

[3] Unité de pompier de l’aéroport Reagan, arrivée sur les lieux moins de dix minutes après le crash

[4] Crash aérien survenu près de Washington

[5] Mac Pugh fait référence à la photo de Marc Faram dont il sera discuté au chapitre suivant